La naturopathie :

 

Naturopathie

 

L’Organisation Mondiale de la Santé (O.M.S.) classe la naturopathie comme 3ème médecine traditionnelle mondiale, après les médecines traditionnelles chinoises et ayurvédiques. C’est sur ces bases que le Bureau International du Travail la officiellement enregistrée en 1968 et que de son côté, l’UNESCO la considère comme une médecine traditionnelle également.

 

Aujourd’hui l’O.M.S. définit la santé pour l’individu comme un « état complet de bien-être physique, mental et social », et toujours selon l’OMS, « la naturopathie est un ensemble de méthodes de soins visant à renforcer les défenses de l’organisme par des moyens considérés comme naturels et biologiques ».

La naturopathie est un système médical complet et cohérent qui mise avant tout sur la stimulation des mécanismes naturels d’auto guérison du corps. Les interventions du naturopathe visent en premier lieu à activer, nourrir et renforcer ces mécanismes plutôt qu’à éliminer des symptômes ou à attaquer directement des agents pathogènes.

Parmi les outils privilégiés de la naturopathie, on retrouve, entre autres, la phytothérapie, la nutrition, l’homéopathie, l’aromathérapie, les manipulations physiques, les techniques de gestion du stress, etc.

Pour mieux comprendre ce qu’est aujourdhui la naturopathie, il peut être utile de rappeler ses origines, qui remontent à 2500 ans, et son évolution plus récente, depuis une centaine d’années.

 

Ses origines

 

Les précurseurs sont tout d’abord les sumériens, les égyptiens, puis les esséniens.

Ensuite les grecs en font un art de vivre et ouvrent des centres thérapeutiques ou sanctuaires appelés Epidaure. De grands noms s’illustrent pendant cette période Pythagore, Hippocrate, Aristote. On y pratiquait le jeûne, la prière, l’étude des rêves, le magnétisme, la diététique, les plantes, la petite chirurgie, l’hydrothérapie, les exercices corporels, l’aromathérapie …

 

On attribue à Hippocrate (459-377 av. J.C.) d’être le père de la médecine traditionnelle occidentale.

La naturopathie se rattache résolument à la tradition médicale de la Grèce antique. Les principes qui président de nos jours à la pratique neuropathique doivent beaucoup au « Corpus hippocratique » qui a constitué la base de la médecine occidentale, du Ve siècle avant Jésus-Christ jusqu’au début du XXe siècle. En voici les grandes lignes:

 

Primum non nocere – D’abord ne pas nuire.

Les symptômes d’une maladie (la fièvre, par exemple) peuvent être des manifestations d’un processus de guérison. Par conséquent, leur suppression pure et simple peut causer plus de tort que de bien. Les interventions thérapeutiques doivent donc favoriser le processus naturel de guérison et non le contrer.

Vis medicatix naturae –   La nature recèle son propre pouvoir de guérison.

 

 

La nature recèle son propre pouvoir de guérison. Le corps possède la capacité inhérente de préserver la santé et de la rétablir lorsqu’il l’a perdue. Au coeur de l’organisme vivant se trouvent les forces de vie permettant d’y parvenir. Le rôle du médecin ou du thérapeute consiste à faciliter l’accès à ces forces en découvrant et en éliminant les obstacles qui s’y opposent.

 

 

Tolle causam –Découvrir et traiter la cause.

 

Le médecin doit rechercher les causes de la maladie plutôt que de tenter d’en supprimer les symptômes. La maladie est vue comme l’aboutissement ultime d’un dérèglement particulier. Le rétablissement de l’équilibre naturel ne peut se faire qu’en travaillant sur les causes à lorigine de ce dérèglement.

Docere –Enseigner.

 

 

Le thérapeute doit guider son patient sur la voie de la guérison et l’aider à préserver sa santé de façon naturelle. Il doit donc lui enseigner à prendre soin de lui-même et à prendre en charge son propre processus de guérison, selon les principes suivants :

 

  • L’approche holistique. Le thérapeute explique au patient que sa maladie est le fruit d’un ensemble complexe d’interactions entre les plans physique, mental, émotionnel et spirituel, et quil devrait intervenir sur chacun deux.

 

  • L’alimentation. Il lui enseigne comment se nourrir de façon à obtenir tous les nutriments nécessaires à sa santé, afin d’éviter de recourir à des médicaments de synthèse ou à des interventions chirurgicales.

 

  • La prévention. Il lui enseigne enfin comment agir sur son environnement et son mode de vie afin de maximiser ses forces et son bien-être et, au bout du compte, de réduire les risques de maladie.